Les avantages des enrobés tièdes sont évidents : s’il est difficile et même illusoire de faire un bilan énergétique global (Quid de l’énergie développée à produire les ajouts !). Il est évident que l’impact sur les ouvriers routiers est fondamental. Avoir les pieds sur un enrobé à 110 °C ou à 145 °C, le choix est vite fait.

D’autre part, le mise en service du trafic est plus rapide.

Notre laboratoire CEBTP et nous, ne croyons pas (sauf pour des chantiers expérimentaux) aux enrobés en dessous de 100°C, d’ailleurs le problème est celui de l’évacuation des eaux dans le mélange ! (l’eau ne se vaporise pas à 90 °C ! ). Il faudrait réchauffer les gaz, et l’énergie gagnée serait redépensée ! Les premiers essais à 90 °C n’ont pas pu être menés en cadence industrielle (destruction des filtres par l’eau). De faibles productions sont envisageables.

Objectifs

  • + -

    Température

    Réduire la température d’enrobage de 40 °C pour diminuer les émissions de fumées et la consommation d’énergie donc les émissions de GES (Gaz à effet de Serre).

    L’abaissement des températures d’enrobage permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre ainsi que les consommations d’énergies non renouvelable. De plus, cette baisse de température s’accompagne d’une diminution de dégagements de fumées et de chaleur, apportant plus de confort et de sécurité aux personnels et riverains des chantiers d’enrobés et évite la formation de vapeur d’eau lors de mise en œuvre par temps pluvieux pour plus de sécurité des usagers de la route.

  • + -

    Maniabilité

    Garder une maniabilité correcte pour la mise en œuvre
  • + -

    Performances

    Conserver les performances des enrobés.

Fabrication

enrobe-tiede

Enrobés tièdes avec additif CECABASE

Nous utilisons un additif commercialisé depuis 2006. Cet additif CECABASE à base d’agents tensioactifs composé à 50 % minimum de matières premières renouvelables qui, mélangé au bitume, permet d’abaisser d’environ 50°C,  la température d’utilisation du revêtement routier sans altérer ses performances. Comparée au procédé de revêtement classique, l’utilisation de ces additifs réduit de 10 % à 30 %  la consommation énergétique selon le procédé et diminue considérablement les émanations de poussières.

Un procédé moins gourmand en énergie et plus respectueux de l’environnement :

Un enrobé routier classique se compose de 95 % de granulés et de 5 % de bitume extrait du pétrole. Le mélange doit alors être chauffé à 160-180 °C pour obtenir la fluidité nécessaire pour le répandre sur la chaussée. Grâce à l’incorporation dans le bitume des additifs CECABASE (entre 2 et 4 kg par tonne de bitume), la température de fabrication nécessaire passe à 120 °C et permet à l’enrobé de conserver les mêmes propriétés qu’un enrobé classique produit à 160-180 °C.

Enrobés tièdes nouvelle génération : mousse de bitume

Dernière nouveauté : en plus du procédé en utilisant le CECABASE déjà éprouvé, nous avons mis au point un procédé donnant toute satisfaction à base de mousse de bitume (et d’un process innovant). L’entreprise PL Favier, en relation étroite avec Ermont, à disposé de la première centrale en France doté du process mousse de bitumeSuivez la piste. Nous fabriquons donc des enrobés tièdes sans produits chimiques ce qui est une évolution fondamentale. Le bilan global d’énergie est plus simple à calculer (quid de l’énergie nécessaire aux produits chimiques habituels ?). De l’eau, de l’intelligence et des ingénieurs, il ne manque que des clients qui nous permettent de les tester. Les premiers essais ont donné toute satisfaction sous l’égide du CEBTP ;

Le Principe

La mousse de bitume est un matériau composite comprenant du bitume à hauteur de 97/98 % environ (en masse) de la vapeur d’eau (1 à 3 %).

Au sein d’une chambre d’expansion, on injecte du bitume chaud (170 à 180°C) et de l’eau froide et/ou tempérée.

Les deux liquides se mélangent intimement, sont injectés au travers d’un trou de petit diamètre (nozzle) vers l’extérieur.

L’eau, se vaporise instantanément à la pression atmosphérique, les molécules de bitume s’étirent et forment un film de bitume d’une épaisseur de 0,01 mm d’après JENKINS (1999). Suivant le bitume, le coefficient d’expansion de bitume est variable.

mousse-bitume